La sécurité, la tranquillité publique et la salubrité sont au cœur de la qualité de vie des Carcassonnaises et des Carcassonnais. Elles conditionnent non seulement le développement économique et social de la ville, mais touchent aussi aux droits fondamentaux et à la dignité de chacun. Les habitants veulent pouvoir circuler et vivre en paix dans tous les quartiers, hameaux et espaces publics.
Deux dimensions sont à considérer :
Une dimension objective : la protection réelle
Les données pour 2024 montrent une situation préoccupante : augmentation des agressions (+2 %), des vols d’accessoires dans les véhicules (+57 %), des trafics de stupéfiants (+36 %), des cambriolages (+27 %), des vols de voiture (+11 %) et des agressions sexuelles (+7 %).
Les personnes vulnérables, notamment les personnes âgées, subissent des atteintes directes. Des situations de prostitution, parfois impliquant des mineur-es, sont signalées.
La police municipale compte environ 40 agents et 10 ASVP, un effectif limité au regard des enjeux.
Une dimension subjective : le sentiment de sécurité
Le sentiment d’insécurité s’accentue. Les habitants expriment leur peur de sortir le soir, redoutent les cambriolages et constatent des trafics locaux. La perception d’abandon est renforcée par une ville parfois sale, un éclairage inadéquat et un urbanisme peu sécurisant. Les incivilités et la présence de commerces à vocation douteuse accentuent cette inquiétude. Les jeunes et les enfants commencent à craindre certains espaces publics.
Ces constats soulignent la nécessité d’une approche globale, pragmatique et équilibrée, qui combine prévention, répression proportionnée et renforcement du lien social. Les secteurs les plus touchés correspondent souvent aux zones de grande précarité, ce qui rend indispensable une action ciblée et inclusive.
La sécurité ne se limite pas à la répression. Une politique municipale efficace doit intégrer :
La prévention, en particulier pour protéger les personnes vulnérables, les jeunes et les femmes victimes de violences.
La proximité, avec une police visible, accessible et en lien direct avec les habitants.
Le partenariat, en travaillant avec associations, médiateurs, services sociaux, police nationale et services départementaux et communautaires.
Le rôle du maire est central dans la coordination de tous ces acteurs pour retisser le lien social et créer un cadre de vie serein. La politique de sécurité doit s’adapter aux spécificités de chaque quartier, aux flux saisonniers et à la diversité de la population.
Nos propositions :
Nous mettrons un plan d’action qui se décline selon trois axes principaux : amélioration rapide, lien police-population, prévention durable. Certaines mesures sont immédiates, d’autres nécessitent une planification sur le mandat.
Renforcer la présence et la visibilité de la police municipale
- Territorialisation des interventions avec référents par quartiers et hameaux, numéro dédié et boîte mail.
- Patrouilles pédestres, à vélo et motorisées.
- Création d’une équipe mobile d’intervention rapide.
- Adaptation des effectifs : +10 policiers municipaux et +6 ASVP sur le mandat.
- Doter la police municipale de moyens matériels modernes et adaptés.
- Coordination renforcée avec la police nationale.
Sécurité et urbanisme
- Modernisation de l’éclairage public (LEDs intelligents, déclenchement automatique).
- Installation de vidéoprotection avec haut-parleur et bornes rétractables aux points stratégiques.
- Réorganisation de la circulation et des livraisons, régulation des vitesses et réduction des nuisances sonores.
- Optimisation de la gestion des déchets et de la salubrité pour renforcer le sentiment de sécurité.
Prévention et cohésion sociale
- Programmes de médiation et d’actions éducatives dans les quartiers sensibles.
- Groupes de travail réguliers avec habitants, commerçants et services municipaux pour co-construire les solutions.
- Sensibilisation des enfants, jeunes et femmes à la sécurité et à la prévention des violences.
- Dispositifs spécifiques pour prévenir les violences conjugales et les discriminations.
Lutte contre le narcotrafic et occupation de l’espace public
- L’État restera en première ligne pour la répression du trafic de stupéfiants, mais la municipalité s’engage à agir sur le terrain social et éducatif.
- Mise en œuvre d’un plan d’occupation de l’espace public pour rendre visibles les actions municipales et réduire l’implantation des points de deal : présence de services publics, animations de rue, activités culturelles et sportives.
- Accompagnement psychologique et soutien aux familles en cas d’homicide lié à des règlements de comptes.
- Actions éducatives et de prévention pour les jeunes exposés à ce fléau, en collaboration avec associations et institutions locales.
Communication et participation citoyenne
- Création d’un comité consultatif citoyen pour la tranquillité publique, associant habitants et acteurs locaux.
- Informations régulières sur les actions de prévention et de sécurité mises en œuvre.
- Évaluation continue et ajustement des mesures tous les six mois.
Objectifs
- Garantir la jouissance des droits fondamentaux et de la dignité de chaque habitant.
- Retisser le lien social et la cohésion dans tous les quartiers.
- Offrir un cadre de vie serein pour tous, femmes, enfants, jeunes et habitants.
- Lutter efficacement contre le narcotrafic et ses impacts sociaux, tout en développant des actions préventives et éducatives.
- Faire de la sécurité un levier de développement, de confiance et de bien-être pour la ville.